31 mai 2009
Mon ennui
Lorsque la journée est une
plaine vide
et que perdue j'y déambule.
Ce silence étendu cette lune
sans ciel
devient moi.
(Si je ne fais rien, ne suis je rien?)
Et part de l'ennui mon absurde néant;
mon reflet se blanchie s'avachie sans
chassis
Je
ne me
porte
plus
!
Et de ce rien qui m'entoure
et me rempli
Naît ma rage molle, ma folie:
je vrille en mon ennui mortifère -mort y fer? Les voilà mes absconces manacles!
«Que faire...?»
26 mai 2009
Funambule
Hier j’étais ailleurs, j’étais perdue.
J’étais vaste et j’étais haute
Et penchée sur moi,
Mais mes chevilles se brisaient je ployais –mon propre
poids !
Je regardais le ciel comme un mort, funambule,
Et bien sûr, mon vide ne pouvait me porter.
Mais si pourtant je ne sais où je suis
Le maintenant…suffit ?
Bien sûr parfois je suis âgarde à nouveau,
Surprise par ma propre ivresse
A boire les souvenirs, …le présent devient trouble.
C’est qu’il reste encore dans cet ailleurs
Une chose sombre et diffuse qui ondule grinçante, crissante
Mais tête haute je trace le fil qui fera de ma chose
Ma propre victime, mon funambule
Volatile
Moineau, tes plumes poussent pas.
Alors tes absconses blessures, jles caresse à bout d’doigts
P’tête en naîtront des plumes, et qtu les suivra.


